mardi 1 janvier 2013

Angoisse nocturne

Après quelques marques de liesses populaires provoquant le couvre-feu instauré, l'allégresse est vite redevenue mutisme et silence.
Silence accablant parfois déchiré par la plainte d'un chien errant, seul, affamé, ou apeuré,
silence triste sans le mélancolique chant des grenouilles regrettant des temps meilleurs et pluvieux,
silence douloureux sans les rayonnants chants de coqs et roucoulements d'une autre espèce,
silence sombre faute de lumières malgré la pleine lune rouge,
silence glacial par la fraicheur ambiante accentuée du calme anxiogène,
silence déstabilisant car dénué d'émotions, de sens, de vie,
silence lugubre, angoissant, oppressant, dissimulant des futurs indécis,
silence funèbre devançant des tumultes, râles et claquements effrayants,
silence grave et profond prévenant des actes méprisables et misérables, 
aussi,
ces silences, comme rarement dans ma vie,
ces silences, pour la première fois dans la crise,
ces silences, pour la première nuit de l'année,
ces silences m'empêchent de fermer les yeux sereinement !
Humblement, Thomas LECOQ 


1 commentaire:

  1. C'est bien ce que je disais !!!! Tu deviens sage et ...poète !

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